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Burn-out et épuisement professionnel : un accompagnement à Angers

Le burn-out ne prévient pas. Il s'installe lentement, à force de tenir, puis il arrive un moment où le corps et la tête ne suivent plus. Si vous lisez cette page, c'est peut-être que vous en êtes là, ou que vous n'en êtes pas loin.

J'accueille à Angers, en Gestalt-thérapie, des adultes qui traversent un épuisement professionnel. Avant d'être thérapeute, j'ai passé quinze ans en ressources humaines : j'ai vu de l'intérieur comment les organisations fonctionnent, comment on s'y épuise, et à quel point il est difficile d'en parler quand on est encore dedans.

Nous ne chercherons pas seulement d'où vient cet épuisement. Nous regarderons comment il tient aujourd'hui, et ce qui, en vous, essaie encore de bien faire.

Vous vous reconnaissez peut-être…

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  • Le dimanche soir, une boule à l'estomac s'installe, et le lundi matin, elle est toujours là.

  • Vous dormez, parfois beaucoup, et vous vous réveillez déjà fatigué.

  • Vous relisez trois fois le même message sans arriver à en saisir le sens.

  • Vous ne savez plus très bien si vous avez faim, si vous êtes fatigué, si vous avez envie : les signaux se sont brouillés.

  • Vous vous entendez répondre sèchement à des personnes que vous aimez, et vous ne vous reconnaissez pas.

  • Ce qui vous passionnait vous laisse indifférent, et cette indifférence vous inquiète plus que tout le reste.

  • Vous tenez, parce que tout le monde tient autour de vous. Mais vous vous demandez combien de temps encore.

  • Vous avez un peu honte d'aller mal, parce que « d'autres ont de vraies raisons ».

 

Si plusieurs de ces phrases vous parlent, vous n'êtes pas en train d'exagérer. Vous êtes en train de décrire un épuisement.

Ce qui se joue

Le burn-out n'est ni un manque de volonté, ni une fragilité de caractère. Il ne se loge pas non plus tout entier dans votre entreprise. Il se fabrique entre les deux : dans la rencontre, répétée jour après jour, entre ce qu'une situation exige et ce qu'une personne peut donner. C'est le regard que porte la Gestalt-thérapie sur la souffrance au travail. On ne comprend pas quelqu'un sans son environnement, ni un environnement sans les personnes qui le vivent.

L'épuisement professionnel touche d'ailleurs très souvent des personnes impliquées, consciencieuses, qui en font un peu plus que ce qu'on leur demande et qui disent rarement non. Ce qui s'abîme, alors, ce n'est pas seulement l'énergie. Ce sont trois liens, trois façons d'être en contact, qui se dégradent en même temps.

Le lien à vous-même.

À force de repousser vos besoins (dormir, souffler, dire que c'est trop), vous avez fini par ne plus les entendre. C'est une forme d'économie : ce qu'on ne peut pas satisfaire, on finit par ne plus le percevoir. Le problème, c'est qu'on ne baisse pas le son de la fatigue sans baisser aussi celui de l'élan, du plaisir et de l'envie. Beaucoup de personnes en épuisement le formulent de la même façon : « je ne sens plus grand-chose ». Vos limites ne sont pas devenues floues par négligence. Elles ont été mises en sourdine parce qu'il fallait continuer.

Le lien aux autres.

Attentes excessives, tensions non dites, sentiment de ne pas être soutenu : la relation de travail, quand elle se dégrade, use bien plus vite que la charge elle-même. Et ce qui aurait dû être adressé à quelqu'un, un désaccord, un refus, une demande d'aide, a souvent été retenu, puis retourné vers l'intérieur. Cela ne disparaît pas pour autant. Cela se dépose dans la mâchoire, dans la nuque, dans le ventre, dans les nuits.

Le lien à votre environnement.

Quand le sens de ce que vous faites s'efface, quand il n'y a plus de temps pour rien d'autre, quelque chose se déconnecte. On peut le dire autrement : plus rien ne se termine. Un dossier chasse l'autre, sans le temps de poser, de constater, de digérer ce qui vient d'être fait. Or nous avons besoin d'achever les choses pour nous en nourrir. Une activité qui ne finit jamais ne rassasie pas : elle consomme.

C'est aussi pour cela que le repos seul ne suffit pas. Beaucoup de personnes se reposent, reprennent, et se retrouvent au même endroit quelques mois plus tard. Se retirer permet de récupérer ; cela ne change pas la manière dont on se remet en contact avec le travail le lundi suivant. Comprendre, et surtout éprouver, ce qui a conduit à l'épuisement fait partie du chemin pour en sortir durablement.

Comment la Gestalt-thérapie travaille cela

 

La Gestalt-thérapie considère la personne dans sa globalité et dans la façon dont elle entre en relation : avec elle-même, avec les autres, avec son environnement. Elle part d'un principe simple. Nos manières de fonctionner ne sont pas des défauts de fabrication : ce sont des solutions que nous avons trouvées, souvent très tôt, pour tenir dans une situation donnée. La Gestalt-thérapie parle d'ajustement créateur.

Dans le burn-out, ces solutions ont un air de famille : tenir, s'adapter, anticiper les attentes, prendre sur soi, ne pas déranger, en faire un peu plus. Elles ont été efficaces. Elles ont souvent été valorisées. C'est même à cela qu'on reconnaît les personnes qui s'épuisent : elles ont bien fait leur travail, trop longtemps. La difficulté n'est pas là. Elle apparaît quand ces ajustements deviennent la seule option disponible, quelle que soit la situation, et qu'ils ne relèvent plus d'un choix mais d'un réflexe. Ce qui protégeait se met alors à coûter.

Le travail thérapeutique ne consiste donc pas à corriger ces façons d'être, ni à vous rendre moins impliqué. Il consiste à vous rendre le choix : repérer, dans le moment même où cela se produit, comment vous vous ajustez, ce que cet ajustement cherche à préserver, et ce qu'il vous coûte aujourd'hui.

Pour cela, la Gestalt-thérapie s'appuie moins sur le récit que sur l'expérience. Comprendre intellectuellement pourquoi l'on s'épuise ne suffit presque jamais à s'arrêter : la plupart des personnes que je reçois l'ont déjà très bien compris. Ce qui déplace les choses, c'est de le sentir au moment où cela se passe. Vous racontez votre lundi et votre souffle se raccourcit ; nous nous arrêtons là. Ce qui se produit dans l'instant, dans la pièce, en dit souvent plus long que l'analyse d'un organigramme. Dans l'épuisement, le corps est un allié précieux : il enregistre ce que la tête a appris à minimiser.

La relation elle-même fait partie du travail. Votre façon d'entrer en contact avec moi ressemble souvent à votre façon d'entrer en contact ailleurs : vous anticipez, vous vous excusez de prendre du temps, vous prenez soin de moi avant de prendre soin de vous. Nous pouvons le remarquer ensemble, en parler, et essayer autre chose (dire non, prendre plus de place, laisser un silence) dans un cadre où cela ne met rien en danger. Ce qui devient possible en séance devient ensuite possible ailleurs.

Mes quinze années en ressources humaines changent une chose très concrète: je n'ai pas besoin qu'on m'explique ce qu'est un entretien annuel, un plan de charge ou une réorganisation. Nous ne perdons pas de temps sur le décor. En revanche, mon rôle n'est pas de prendre parti contre votre employeur, ni de vous dire ce que vous devez décider.

Ce que ça change concrètement

Ce que les personnes que j'accompagne rapportent le plus souvent, au fil des mois :

  • Le sommeil revient, puis l'énergie, dans cet ordre, et rarement en ligne droite.

  • Mettre des mots sur ce qui s'est passé, sans honte, allège déjà beaucoup.

  • Les sensations redeviennent lisibles : la fatigue, la faim, l'agacement, l'envie. Des informations utilisables, plutôt que des gênes à faire taire.

  • Dire non redevient possible, sans y avoir réfléchi une semaine à l'avance.

  • La décision, revenir, changer de poste ou changer de voie, se prend à tête reposée et non dans l'urgence.

  • Les signaux d'alerte deviennent lisibles : la prochaine fois, vous les verrez venir de plus loin.

 

Cela ne se joue pas en trois séances, et je ne vous promettrai pas de calendrier. Le chemin n'est pas linéaire non plus : il arrive que la fatigue se fasse davantage sentir au moment où l'on cesse enfin de la repousser. Mais ce chemin, beaucoup de personnes le font.

Comment ça se passe chez moi

Je reçois au Cabinet Éblé, 179 rue Éblé à Angers, dans un espace d'écoute, de compréhension et de non-jugement.

  • Séances de 50 minutes, 70 €, réglées en fin de séance par virement ou en espèces.

  • Un rythme d'une séance par semaine est généralement le plus aidant au début d'un accompagnement de burn-out.

  • Les trois premières séances servent à faire connaissance et à clarifier votre demande. Nous faisons ensuite le point ensemble pour décider si nous poursuivons.

  • Horaires : lundi de 13 h à 21 h, du mardi au vendredi de 8 h à 21 h, sur rendez-vous. Les créneaux de fin de journée permettent de venir sans avoir à s'expliquer au travail.

  • J'accompagne des adultes, en individuel. Je ne pratique ni la thérapie familiale, ni la thérapie de couple.

  • Les séances ne sont pas prises en charge par l'Assurance Maladie. Certaines mutuelles remboursent partiellement ; je peux vous remettre une facture.

 

Si votre état le nécessite (arrêt de travail, traitement en cours), la Gestalt-thérapie s'inscrit en complément d'un suivi médical, en lien avec votre médecin traitant ou un psychiatre. Elle ne le remplace pas.

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Questions fréquemment posées

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